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La plasticité du cerveau évoquée dans de nombreuses études et publications met en évidence que rechercher des soi-disant origines d’un problème dans le passé revient simplement à remettre à l’ordre du jour un problème qui ne demande qu’à être archivé comme tous les autres… l’alphathérapie prend en compte cette avancée scientifique pour modifier un métaprogramme négatif sans le réactualiser..

Certains pratiquent encore les régressions alors que plusieurs études mettent en évidence que les sujets les plus touchés par le syndrome de la fausse mémoire sont des sujets ayant subi des psychothérapies ou des hypnothérapies. Lire les articles de Scott O.Lilienfeld, psychologue clinicien, Professeur de Psychologie à l’Université Emory à ATLANTA.

QUELQUES AVANCEES SCIENTIFIQUES

 TROUBLES DU SOMMEIL

Le sommeil se découpe en phases spécifiques correspondant à des réponses particulières du cerveau : Les ondes alpha , par exemple, sont des indicateurs d’un état de conscience apaisé ; elles apparaissent lorsque la personne ferme les yeux et les détend. La présence d’ondes delta, plus lentes, est le signe d’un sommeil profond, réparateur, pendant lequel les hormones qui réparent les tissus sont sécrétées. REM

Ondes témoins dans le sommeil : 

– le sommeil de la phase 1 est composé de plus de 50 % d’ondes alpha. les ondes alpha indiquent que vous êtes éveillé.

– Le sommeil de la phase 2 est constitué d’ondes sigma perturbatrices.

– Le sommeil de la phase 3 est caractérisé par des ondes delta lentes ; c’est le sommeil profond et restaurateur.

Chez les insomniaques vrais, on constate la présence d’ondes rapides appelées bêta et gamma, correspondant à des indicateurs de conscience, d’alerte, voire même d’anxiété. Ceci explique l’impression d’éveil continu des pseudo-insomniaques.

POURQUOI NE PARVENEZ VOUS PAS A DORMIR ? 

On diagnostique en laboratoire du sommeil :

– APNEE OBTRUCTIVE DU SOMMEIL : environ 4 % de la population arrête de respirer brièvement, se réveille et se rendort entre 10 et 100 fois par heure.

– SYNDROME DES JAMBES SANS REPOS :Trouble peu fréquent dans lequel ls muscles des pieds, des bras ou des jambes convulsent de manière répétée.

– TROUBLE DU RYTHME CIRCADIEN : Problème d’horloge interne, comme le trouble du sommeil lié au travail par roulement.

– PARASOMNIE DU SOMMEIL PARADOXAL : Action violente dans le sommeil pouvant aller jusqu’à blesser un compagnon de lit. Causée par des lésions cérébrales, elle peut être un signe de démence sur le long terme.

LA MEMOIRE

NOTRE CERVEAU VOIT TOUT DE FACON SUPER RAPIDE

Une équipe de neurologues du MIT (Massachusetts Institute of Technologie) a démontré dans une étude parue en Décembre 2013 que notre cerveau peut identifier une image en seulement 13 millisecondes. Cela a une fonction bien précise dans notre vie de tous les jours car notre cerveau passe une bonne partie de son temps à voir des choses autour de nous de façon extrêmement rapide et c’est ce qui va orienter le regard par la suite..

C’EST VOTRE MEMOIRE QUI FABRIQUE LES EVENEMENTS QUE VOUS PENSEZ AVOIR VECUS …

Les chercheurs de la Northwestern University à Chicago, au mois de janvier 2014 ont mis en évidence que la mémoire , à partir de l’hippocampe, fonctionne de telle manière que nos souvenirs d’hier dépendent de nos états d’âme actuels et non pas ce que nous avions éprouvé dans le passé…

POUR EVITER DE SOMBRER DANS LA FOLIE NOTRE CERVEAU SE DEBARRASSE D’UNE PARTIE DE SA MEMOIRE

Une étude des neurobiologistes à Bâle, en Suisse et publiée dans la revue Cell de mars 2013 démontre que la faiblesse de nos capacités à mémoriser ne soit pas dûe au hasard..En réalité, c’est notre cerveau qui nous fait oublier certains détails et faits jugés par lui sans importance. Si ce n’était pas le cas, nous aurions beaucoup de problèmes… N’oublions pas que les personnes atteintes de la mémoire eidétique vivent un véritable enfer justement parce-qu’elles n’oublient rien… Ce n’est donc pas un cadeau d’avoir une « aussi bonne mémoire »…Heureusement, de tels cas sont rares et c’est certainement parce que l’évolution sait ce qu’elle fait…. pour des raisons d’adaptation psychologique, nous ne pouvons mémoriser et stocker dans nos neurones que ce qui est réellement nécessaire. Comme le suggèrent les chercheurs bâlois, on peut même dire que notre cerveau doit oublier les informations les moins importantes pour rester performant.

D’ailleurs, si ce processus naturel est perturbé, de graves problèmes mentaux pourraient surgir.. Cela signifie également que le cerveau nous débarrasse activement des informations superflues ; ce n’est donc pas un processus passif. Un système nerveux plastique nécessite non seulement la capacité d’acquérir et de stocker mais aussi d’oublier.

La protéine Musachi (msi-1) identifiée par les chercheurs est responsable de ce processus, la structure et la fonction des synapses dans notre cerveau, en particulier là où l’information est transmise d’un neurone à l’autre.

Ce type de recherche est surtout axé sur le fait qu’on pourraitt ainsi découvrir de nouveaux médicaments pour prévenir une perte rapide de mémoire, et l’on pense, bien entendu, à la maladie d’Alzheimer..

POURQUOI LE CERVEAU NE CONSERVE -T-IL PAS LES SOUVENIRS DE NOTRE PETITE ENFANCE ?

Une équipe de chercheurs canadiens de Toronto a publié au mois de mai 2014 une étude dans laquelle ils donnent une explication au « trou de mémoire infantile » ou « amnésie infantile » qui désigne l’absence de souvenirs avant l’âge de 2ans et leur relative pauvreté jusqu’à l’âge de 6 ans.

La responsabilité incombe à l’hippocampe. Durant les premières années de la vie, la neurogénèse (création de nouveaux neurones) est très active. Les nouveaux neurones se développent dans la mémoire et occasionnent l’effacement des informations préalablement stockées. Cela explique pourquoi ce sont nos souvenirs les plus anciens qui sont effacés. Sheena Josselyn, spécialiste en neurosciences à l’Hospital for Sick Children de Toronto, explique ainsi qu’un plus grand nombre de nouveaux neurones permet d’augmenter la capacité de mémorisation dans le futur.

Mais la mémoire est basée sur un circuit, donc, si on ajoute des éléments à ce circuit, il est logique que cela le perturbe. Il est également démontré que pour mémoriser un événement, il est nécessaire d’y associer des émotions.